Où est l’essentiel?

On est seulement ce que l’on peut,
On est rarement ce que l’on croit!
Aussitôt on se pense un dieu,
Aussitôt on reçoit une croix…
Si fragile, Luc de Larochelière
VIDÉO
Trop de job. Top de courriels. Trop d’objectifs à atteindre. Trop de bonnes intentions. Trop de partys de famille. Trop de bons livres. Trop de clients qui ont besoin de moi. Trop de bruit. Trop d’intéressantes séries sur Netflix. Trop de formulaires à remplir.
Dans ce trop plein, ma vie s’est mise à déborder. Surexcité, surexposé, sursollicité, j’ai explosé de fatigue. Big Bang personnel! Tous mes morceaux éparpillés aux 4 coins d’un univers parallèle.
Après la peur, les pleurs, inévitablement, le vide. Vide de tête. Vide de cœur. Vide de corps. Un grand rien, comme un loft de 2 800 pi2 avec des murs blancs et d’immenses fenêtres qui laissent entrer la lumière. Une invitation à revenir à l’essentiel, à me rebâtir un intérieur pour accueillir ce qui me nourrit, me fait du bien.
Tout ce qui ré-entre dans ma vie est examiné avec soin. Ce qui me coûte cher en anxiété, en stress, en doute, en obligation ne rentre plus. Ce qui me donne de la vitalité, de la joie profonde, du sens prend une place de choix. Bien sûr, le plus difficile, c’est de faire la différence entre les deux!
Mes vieilles habitudes militent en faveur de ce qui a toujours été là : des croyances désuètes, des automatismes inconscients, des paradigmes jamais questionnés. C’est probablement pour cela que mon corps m’a forcé au repos, pour prendre le temps de me repositionner. C’est tellement difficile de remettre en question nos croyances dans la course folle du quotidien.
Dans cette nouvelle lenteur des dernières semaines, accompagné par l’amour des mes proches, quelques professionnels et bien de l’exercice physique, une nouvelle clarté s’installe. La vie devient beaucoup plus vivante lorsqu’on la vit « essentiellement ».
Jean-Philippe
PS : Une des choses qui est restée dans ma vie, ce sont les ateliers Spiralis que je donne avec Valérie!