Éditorial

Manger ou grandir

Par Sébastien Grocolas , le 13 février, 2024

« Tout augmente ». Cette phrase qui fait référence au coût de la vie je l’entends plus souvent depuis quelques temps.
Je me surprends à la penser moi-même. Surtout au moment de payer mon épicerie.
Ou quand vient le temps de faire mes comptes. 
Je me dis « L’inflation… ». Je soupire et je ressens une petite contraction dans la poitrine. Quelque chose qui ne goute pas vraiment la liberté. Qui ressemble plutôt à la sensation du costume trop petit.
De fil en aiguille je réfléchis à deux fois avant de faire un achat. Je fais des concessions. Parlons-en des concessions ! Est-ce qu’elles s’accompagnent de frustration pour vous aussi ? Moi ça me ramène en enfance : « C’est l’un ou c’est l’autre ». Combien de fois me suis-je mordu les lèvres ne sachant que choisir. Parfois même j’ai renoncé à faire un choix devant le dilemme. L’histoire de ma vie. Balance ascendant Balance, que voulez-vous… 
De fil en aiguille, selon notre situation, on renonce tout simplement. Au ski : pas ce week-end. À amener l’auto au garagiste : le mois prochain. À déménager (enfin) : pas le moment. « L’inflation… ». Et je soupire.

Je tiens à prendre soin de ce qui me nourrit. 
Là où je suis né nourrir sa panse est sacré. Ça flatte les papilles et ça va droit au cœur. 
Par ailleurs Dame Nature m’a fait naturellement curieux de ces autres choses qui peuvent nourrir un être humain, autres qu’un bon plat ou un bon vin. C’est pourquoi je me suis tourné vers le développement personnel. Alors j’ai cherché des formations. 
Je peux vous dire que mon chacal fut réactif devant le prix des formations dans ce domaine. Sur ses quatre pattes tendues il aboyait « on n’arrivera jamais à changer le monde, à le rendre meilleur, si on sélectionne les gens par l’argent ! ». 
Une part de moi trouve ça cher quand elle regarde la somme totale. Je me demande si je dévalue quelque chose que je ne peux saisir dans mes mains, quelque chose qui n’est pas « concret ». Une autre part ramène le prix à l’heure et se dit que pour du bien-être, pour un enrichissement que je garderai à vie, ça vaut le coup/t.
Et la somme est là. J’ai beau voir ça comme un investissement, voire un cadeau, je vois aussi mon compte bancaire.
Dans ce temps-là j’ai vraiment l’impression d’avoir à choisir entre mon chariot d’épicerie et mon évolution, mon bien-être, ma santé mentale, mon élévation! 

Alors, manger ou grandir?
La CNV nous rappelle de regarder nos besoins. Oui, regardons-les, comme s’ils étaient dans nos mains par exemple. Dans ma main gauche l’épicerie, dans ma main droite le développement personnel. Je les sous-pèse. Ça penche d’un côté ou de l’autre. Je regarde à gauche ça vire à gauche. Je regarde à droite ça revire à droite.
Aïe. « C’est ou l’un ou l’autre »
Regarde les besoins. À gauche la subsistance, le réconfort, la santé, le plaisir. À droite l’évolution, l’épanouissement, la connexion, le plaisir. Tiens, je nourris le plaisir à droite et à gauche. Le même besoin, touché de deux manières différentes. Intéressant.
Ça s’équilibre tout d’un coup dans mes mains.

Manger ? Oui. Grandir ? Oui. Les deux.
En lien avec les besoins nourris je vis moins le manque. Je clarifie ce qui est important pour moi, j’honore, et j’ai une direction. J’ai gagné en conscience et je me suis délesté d’un peu de charge : je peux me mettre en action, en responsabilisation, en créativité. Le deuil, la frustration, sont toujours là, fidèles. Mais comme amis, messagers.

Je ne serai pas en train d’écrire ces lignes avec une certaine sérénité si je n’avais pas participé à notre formation Cohérence* : faire des choix conscients, alignés avec notre réalité et nos valeurs, faire que le renoncement ne goute plus (ou moins) la frustration, mais le sens. Et toujours rebondir de créativité. Je l’ai fait 2 fois (pour être en paix avec mon ascendant…).
Pour financer cet atelier j’ai certainement manger plus de pâtes, j’ai fait une petite concession sur la diversité ou l’abondance de mon alimentation. Mais en conscience, branché sur l’évolution, l’épanouissement, le plaisir. Plaisir? Dans mon estomac aussi : j’adore les pâtes! Une fois au basilic, une fois au parmiggiano : créativité ! Je ne lâche pas les besoins dans mes deux mains.

Chez Spiralis nous sommes conscients de la réalité économique. 
Dans cette réalité nous souhaitons notre pérennité et continuer à insuffler l’harmonie, la bienveillance, le pouvoir personnel dans le monde, à notre échelle, une respiration à la fois, grâce au souffle de la Communication NonViolente. 
Nous n’avons pas de baguette magique et pour être pérenne il est important pour nous de prendre soin de notre santé financière. Et, quand vous êtes face à un enjeu d’argent nous avons à cœur de vous accueillir. Déjà ça. Être à l’écoute, avant tout.
Avez-vous remarqué que j’ai dit « Et » ? Oui, car notre intention est d’être en présence de vos enjeux et des nôtres, de toutes les parts, « l’une et l’autre », en conscience, à partir d’elles pour cheminer vers une entente possible.
Nous avons concrètement acté cette disposition dans une politique interne, qu’on appelle politique d’accessibilité financière. Elle nous permet d’avoir des propositions à vous faire, dans la créativité, l’échange avec vous, ensemble.

Il est important pour nous de diffuser la CNV et de l’incarner, dans son humanisme. Nous savons qu’elle est transformatrice, puissante, porteuse d’espoir. Inspirante dans l’accès à la vulnérabilité, à l’amour et à la connexion. 
Nous aimerions tellement que chacun·e puisse y gouter. Que la porte s’ouvre si vous y frappez. Que votre élan soit soutenu. 
Et pour nous c’est gagnant-gagnant : quelle joie, quel plaisir de contribuer, de voir dans vos yeux la prise de conscience, de sentir votre cœur qui s’ouvre, de vous entendre nous dire à quel point une formation a été enrichissante ! Tous les êtres humains devraient pouvoir connaitre ça.

Alors, je vous invite chaudement à ne pas hésiter à nous faire part de vos tensions, de ce qui est vivant pour vous. 
On s’en reparle!

*L’atelier Cohérence aborde aussi la culpabilité, sa transformation, en prenant conscience des besoins nourris et des besoins non comblés dans une situation passée.

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